Acheter et assurer une maison de campagne

Tout savoir pour réussir son projet d’achat de maison à la campagne

    Comme beaucoup de français depuis la crise sanitaire, vous envisagez d’acheter une maison à la campagne pour profiter d’un climat plus serein au contact de la nature. Que ce soit pour vous y installer ou pour venir vous détendre le week-end ou pendant vos congés, il est essentiel de bien préparer votre projet avant de vous lancer. Outre les frais inhérents à l’acquisition et l’entretien de votre résidence, l’assurance de votre future habitation constitue également un point important à ne pas négliger.

    Pour vous aider à choisir le contrat d’assurance habitation adapté à votre situation et garantir votre maison de campagne en cas de sinistre, on fait le point pour vous.

    Trouver la maison idéale

    L’achat d’un bien immobilier ne s’improvise pas, d’autant plus lorsqu’on ne connaît pas bien le secteur convoité. Par conséquent, il est important de ne pas se précipiter et de procéder étape par étape pour mener à bien votre projet :

    1. Posez-vous les bonnes questions avant de débuter vos recherches : quelles sont vos priorités ? Voulez-vous une grande propriété avec beaucoup d’espace extérieur, ou préférez-vous quelque chose de plus petit et plus intime ? Tenez compte de votre budget et de la localisation géographique des propriétés qui vous intéressent.
    2. Effectuez une recherche approfondie. Une fois que vous avez une idée de ce que vous cherchez, commencez à chercher des maisons de campagne en vente. Les sites Web des agents immobiliers et les plateformes d’annonces immobilières peuvent être de bons endroits pour commencer. Toutefois, si vous connaissez mal la région, faites plutôt appel à une agence immobilière locale pour vous accompagner.
    3. Prenez le temps d’explorer les environs et assurez-vous de visiter plusieurs biens avant de prendre une décision d’achat. Cela vous aidera non seulement à mieux comprendre ce que vous cherchez, mais vous permettra également de comparer les prix et les caractéristiques des différentes propriétés.
    4. Une fois que vous avez trouvé la maison de campagne de vos rêves, n’hésitez pas à négocier le prix. Si vous avez l’aide d’un agent immobilier, celui-ci pourra vous aider à négocier avec le vendeur pour obtenir le meilleur prix possible.

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    Les points à vérifier avant d’acheter une maison à la campagne

    Comme pour n’importe quelle acquisition immobilière, l’achat d’une maison de campagne nécessite une vigilance accrue. Pour ne rien oublier, nous vous conseillons d’établir une checklist détaillant les points importants à prendre en compte (à emporter avec vous lors des visites) :

    • l’emplacement du bien : distance avec votre habitation principale, transports et axes desservant la localisation (gare, autoroute, etc.), durée et coût des trajets ;
    • l’accessibilité de la propriété : chemin direct ou servitude de passage ;
    • la proximité avec les commodités et les services (commerces, écoles, médecin, transports en commun, etc.) ;
    • la performance énergétique du logement en fonction du DPE ;
    • les diagnostics obligatoires (amiante, risques, plomb, termites, etc.) ;
    • les travaux de rénovation à prévoir : gros travaux (agrandissement, isolation, électricité, toiture, murs, planchers, etc.), travaux de second oeuvre (plomberie, menuiserie, réfection cuisine, salle de bain, etc.) ou simple rafraîchissement (peinture, revêtement des murs et des sols, etc.) ;
    • le budget lié aux frais d’entretien du bien : jardin, chauffage, cheminée, piscine ;
    • le coût des impôts locaux : taxe foncière, taxe d’ordures ménagères ;
    • le montant des frais annuels récurrents : eau, électricité et/ou gaz, assurance habitation, etc.
    • la qualité du réseau téléphonique et de la connexion internet : un point essentiel à ne pas négliger si vous envisagez de télétravailler ;
    • le potentiel de revente ainsi qu’une estimation de la plus-value à court, moyen et long terme.

    En cas de prix bas, ne sous-estimez pas le montant des travaux à prévoir et méfiez-vous des éventuels vices cachés.

    Financer son achat

    Définir son projet d’achat immobilier en amont

    Avant toute chose, il est essentiel de faire le point sur votre situation et l’objectif de cette acquisition.

    • Souhaitez-vous acheter ce bien pour en faire votre résidence principale ou secondaire ?
    • Ce bien est-il destiné à être occupé ou loué (à l’année ou une partie de l’année) ?
    • Envisagez-vous d’acquérir ce bien seul, en couple, avec des membres de votre famille ou des amis ?
    • De quelles ressources financières disposez-vous ? Revenus salariés ou d’activité, pensions de retraite, revenus fonciers, crédits en cours, charges actuelles, épargne disponible, perspectives d’héritage, etc.

    Cette première étape est indispensable pour déterminer vos besoins en terme de financement.

    Financer l’achat de votre résidence à la campagne en puisant dans vos économies

    Dans le cas où le montant du bien n’est pas trop élevé et/ou que vous disposez d’une épargne suffisante, c’est une excellente nouvelle car vous n’aurez pas besoin de recourir à un emprunt immobilier pour financer votre achat.

    Obtenir un crédit immobilier pour financer l’acquisition de votre maison de campagne

    Plusieurs modalités de financement existent pour financer l’achat d’une maison de campagne selon la nature de votre projet :

    Signalons que dans la majorité des cas un apport personnel de 10 % au minimum sera exigé par la banque. D’autre part, l’obtention du crédit ne sera possible que si vous respectez le taux d’endettement maximum autorisé.

    Vous aurez plus de chances d’obtenir un crédit immobilier si vous mettez votre bien en location à l’année (investissement locatif) ou en courte durée (location saisonnière) car les revenus provenant des loyers seront pris en compte dans l’étude du dossier.

    Quelle assurance habitation choisir ?

    Pour une résidence secondaire

    Comme pour la résidence principale, vous n’avez pas l’obligation d’assurer votre résidence secondaire si celle-ci ne fait pas partie d’une copropriété. Cependant, compte tenu de son occupation partielle (week-ends et vacances majoritairement), il est conseillé de l’assurer pour prévenir les risques inhérents à cette inhabitation (cambriolage, vandalisme, incendie, dégât des eaux, etc.).

    Veillez à souscrire un contrat d’assurance habitation ne comportant pas de clause d’inhabitation pour vous assurer d’être indemnisé en cas d’inoccupation prolongée (à partir de 30 jours pour certains assureurs).

    Le conseil Luko : évitez de laisser vos objets de valeur dans votre résidence secondaire. Certaines compagnies d’assurance ne couvrent pas les objets de valeur pendant la période d’inoccupation. Les clauses qui figurent dans les contrats d’assurance résidence secondaire comportent parfois certaines restrictions, relisez bien votre contrat pour éviter toute surprise.

    Pour un investissement locatif

    Pour couvrir un bien donné en location, la meilleure solution consiste à souscrire un contrat d’assurance PNO (propriétaire non-occupant). Cela vous permettra de bénéficier d’une protection en cas d’absence de locataire ou de sinistre non pris en charge par l’assurance de ce dernier.

    Mettre sa maison de campagne en location saisonnière

    Les frais relatifs à l’entretien et aux dépenses courantes d’une maison secondaire représentent un budget conséquent (en moyenne 4000 €/an). Pour y faire face et rentabiliser votre investissement, mettre sa résidence secondaire en location saisonnière est une très bonne solution. Ainsi, cela vous permettra de profiter de votre bien à votre convenance tout en bénéficiant d’un revenu complémentaire.

    Pour louer votre résidence secondaire, vous devrez réaliser certaines démarches préalables :

    • déclaration du logement en meublé de tourisme auprès de la mairie ;
    • déclaration de début d’activité auprès du Tribunal de Commerce suite à la première mise en location sous le statut de loueur de meublé non professionnel (attribution d’un numéro SIRET).

    Attention, les revenus provenant de la location saisonnière doivent être déclarés chaque année à l’administration fiscale. Notez également que vous devrez vous acquitter des cotisations sociales si vos recettes annuelles sont supérieures à 23 000 €.

    Cet article a été confectionné avec beaucoup de soin et d’attention par nos experts afin de vous offrir un éclairage sur le monde de l’assurance. Néanmoins, celui-ci n’a pas vocation à se soustraire aux conseils de professionnels juridiques et immobiliers.